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Coups de cœur du 23 mars 2020

Grégoire Cherubini

I’m not okay with this : une (petite) série à suivre

I’m not okay with this est une énième série Netflix pour Teenager, avec un synopsis qui donne une forte impression de « déjà vu ». L’histoire est celle d’une adolescente qui navigue entre lycée, famille, sexualité et des superpouvoirs qui se réveillent en elle. Lors de sa sortie il y a un mois, une inscription en haut de l’affiche m’avait intrigué : « Par les producteurs de Stranger Things, et le réalisateur de The end of the f***ing world ». Deux séries à succès. Mais c’est bien le temps libre hérité du confinement qui m’a convaincu de cliquer sur « play ». L’ambiance et les lumières tamisées rappellent Stranger Things, les protagonistes principaux sont touchants malgré un scénario très convenu.

Le format court de sept épisodes d’environ 20 minutes permet d’enchaîner rapidement et d’occuper le temps d’une soirée. Finalement, cette première saison a des allures de (trop) longue introduction. Agréable à regarder, elle laisse le spectateur sur une certitude frustrante : l’histoire, la vraie débutera ensuite.

Clara Blondiaux

Confinement : quand l’heure est à la fête !

Les Français sont de plus en plus nombreux à fêter le début des beaux jours sur leurs balcons, les hashtags #apéroconfinement ou #aperoskype envahissent les réseaux sociaux.
Qu’on soit confiné dans son studio ou en famille, il suffit de se munir d’une application de vidéoconférence (Skype, Facetime) pour se retrouver entouré de ses amis à siroter un verre de vin ou une tisane. « Cela me permet de faire passer le temps et de garder contact avec mes amis, ça me rassure de savoir que je ne suis pas toute seule dans cette situation ! » affirme Margaux, étudiante confinée dans son studio.
Sur Instagram, le magazine bordelais Feather Magazine propose lui des « PartyxHome». Le dj nantais Silencejules qui y participe nous confie : « j’ai fait ça pour ceux qui sont seuls dans leur appartement, pour les deux mecs en face de chez moi … J’ai seulement fait ce que je faisais de mieux » , et à 20 heures « les applaudissements pour honorer le courage des infirmiers ont commencé à retentir, j’ai coupé la musique et je me suis senti beaucoup mieux qu’avant ».
Sur Facebook, les projets se multiplient: « Les dix minutes du peuple » propose « une teuf de la quarantaine » tous les soirs à partir de 19 h 30 et « La fête au balcon », organisé par le webzine Dure Vie, vise à « remercier et encourager les personnels de santé ».

Gaspard Dareths

Faire un drive de couple

Être amoureux à distance, c’est compliqué. C’est néanmoins une condition imposée à certains par le confinement. On peut toujours ruser : appels, visioconférence, messages. Une solution m’a néanmoins parue assez bizarrement romantique pour que je l’essaie : le Google Drive à deux.

Le mien (enfin le nôtre), se divise en plusieurs documents : un dossier pour les photos, un fichier texte pour mes pensées, un pour les siennes. Peut-être que demain je mettrai les exercices de sport à faire chez soi que j’ai trouvés en ligne, peut-être pas. Les plus courageux pourront même se lancer dans des dessins, lettres scannées et autres poèmes enflammés.

L’avantage est d’éviter une instantanéité astreignante. Être assigné à résidence c’est aussi avoir toujours son téléphone sous la main. Il devient parfois dur de ménager des moments sans et encore plus de justifier une absence de réponse immédiate. Le Google Docs c’est aussi un moyen de graver ses sentiments quelque part, sans que l’autre puisse s’en sentir asphyxié tout en lui laissant le plaisir de pouvoir le (re)lire quand il en a besoin.

Certains diront que c’est niais, c’est signe que c’est réellement une activité de couples.

Inès Ajbali

Koh Lanta

Depuis l’annonce du confinement, l’attente de l’épisode inédit du vendredi de Koh Lanta se fait de plus en plus rude. A 21 heures, l’apparition de Denis Brogniart me fait l’effet d’une connaissance plaisante à retrouver. Encore amer du départ de Teheiura la semaine dernière, je bouillonne devant les images récapitulatives. Encore et toujours cette même question qui me taraude : comment Amad, qui ne sait même pas nager, a pu se permettre d’éliminer l’un des plus grands héros de l’émission ?

Cette semaine, a lieu l’incontournable épreuve du radeau. Elle est gâchée par l’abandon forcé d’une figure incontestable de l’émission : Sara. Dans un cri de douleur, elle doit encore une fois, quitter l’émission de manière prématurée. J’ai l’impression de revivre la même déception que la semaine passée. Finalement, l’émission se clôture en beauté.

Autant de péripéties qui me confirment l’affection que j’ai pour cette émission dont le générique me rappelle des souvenirs d’enfance. J’attends vendredi prochain avec impatience puis me souvient qu’il risque d’être long à venir. Finalement, ce confinement est aussi l’occasion de revoir les plus beaux moments. Dès demain, j’entame le visionnage des éditions précédentes en espérant pouvoir sortir de chez moi avant d’achever les 26 saisons.

Lenna Gwiss

Le retour à la Terre

N’y a-t-il pas meilleur endroit qu’une ravissante maison en Bretagne pour se confiner ? Le chant des oiseaux, le fracas des vagues sur les rochers, les sifflements du vent, les craquements des arbres. Cela n’est pas donné à tout le monde, mais les plus chanceux pourront profiter de leur campagne et de paysages en tout genre. Se réapproprier leurs terres, leurs jardins et leurs plantes. Capter les bruits de ce qui nous entoure. N’est-elle pas belle la vie, confinée à Breizh ? L’exil de la ville nous offre l’occasion de (re)découvrir et de (ré)apprécier des choses devenues banales. Oubliées ou devenues ordinaires à force de vivre en métropole. Quelques airs de guitares au coin du feu à la nuit tombée. Quelques instants à observer le ciel étoilé. Un bonjour lointain aux voisins. L’épreuve que nous traversons sera longue et difficile pour beaucoup. Il faut espérer que chacun profite de son temps à bon escient. Se retrouver face à la nature, se remettre en question et réfléchir. Savourer la chance de pouvoir ne rien faire.

Lucie Lanzon

Pendant le confinement, mettez vous au sport !

De nombreuses personnes se plaignent de ne jamais avoir le temps pour faire un peu de sport. Mais pendant le confinement cette excuse n’est plus valable. Pour le moment on est encore autorisé à sortir pour faire du footing alors c’est le moment de s’y mettre ! Cela vous permettra de voir votre ville sous un autre jour. Pour les plus chanceux ayant un jardin, une petite demi-heure de sport au soleil ne sera que bénéfique pour se défouler et échapper à notre triste réalité. Si vous ne voulez pas le faire seul, exploitez votre frère ou votre sœur pour qu’ils deviennent votre coach personnel. Ils n’ont rien à faire non plus donc ne pourront pas refuser ! Pour ceux qui se trouvent en appartement, peu d’espace suffit pour faire du renforcement musculaire. C’est le moment de ressortir toutes les vidéos enregistrées ou les nombreuses applications téléchargées que l’on a jamais essayées. En résumé, si certain se plaignent cet été de ne pas avoir de « body summer » aucune excuse ne sera valable.

Jean-Baptiste Robert

Rendez-vous ce soir à 20h à vos fenêtres

« Tous ces gens qui m’applaudissent, samedi en quittant à 20 h, ça risque de me faire chialer. » Cécile Hoodie, infirmière et influenceuse s’exprime sur Instagram. Elle n’est pas la seule à sentir l’émotion l’envahir en début de soirée. Deux semaines déjà que  les Italiens acclament à leurs fenêtres, à 20 h, pour remercier et encourager le personnel soignant, en première ligne dans le combat contre le Covid-19. Grâce aux réseaux sociaux, les Français se sont eux aussi emparés du phénomène. À l’heure où débute le journal télévisé, quartier par quartier, rue par rue, c’est le bruit de la gratitude qui emplit la ville. À Aix-en-Provence, si en début de semaine les applaudissements se sont fait discrets, ils se sont rapidement multipliés ces derniers jours. Comme un coup d’épée dans le silence forcé du confinement. Les ovations ne restent pas dans la rue, chaque soir, des internautes filment ce moment d’humanité et le partagent sur leurs réseaux sociaux, sous le hashtag #Onapplaudit.

Sur Twitter, un internaute résume la situation avec bienveillance et pédagogie

  • « Papa pourquoi il y a des supporters à 20h sur les balcons ?
  • C’est pour supporter le corps médical.
  • Ils jouent contre qui ?
  • Le Coronavirus
  • Et ils vont gagner ?
  • Uniquement si on joue à domicile ».

Hugo Messina

Pendant le confinement : (ré)écouter la discographie des Red Hot

Le confinement, c’est long, et ça risque de durer encore… Après avoir épuisé vos ressources Netflix et Youtube, alors que l’ennuie vous guette, on vous propose de tuer le temps musicalement.

Et de quelle manière ! Les Red Hot Chili Peppers est l’un des groupes les plus mythiques de la fin des années 80, et qui reste toujours d’actualité. Pas moins de 11 albums depuis 1984, de quoi occuper vos journées. On retrouve des chefs d’œuvre de la musique comme l’album de 2002 By the Way. Il y en a pour tous les goûts : rock, funk metal, hip hop, soul, pop rock… Des plus grands classiques du groupe comme Can’t Stop, Under the Bridge, ou Californication, à des pépites moins célèbres comme Purple Stain, chacun y trouve son compte.

Il faut dire que ce quatuor magique rassemble des génies musicaux. La puissance de Chad Smith à la batterie, la folie de Flea à la basse. Sans compter les différents guitaristes qui ont officié dans la bande, comme John Frusciante ou Josh Klinghoffer. Il faut voir de quelle manière ils se donnent sur scène. D’ailleurs, si vous avez déjà dévoré la discographie du groupe californien, il est conseillé de regarder leurs performances live, comme au Slane Castle.

Un bon moyen de résister à la quarantaine qui se profile, et de préparer l’arrivée d’un potentiel douzième album, alors que le groupe est retourné en studio avec John Frusciante, son guitariste mythique.

Hugo Chirossel

Oz : Oswald State Correctional Facility

Déjà mordu de série en temps normal, le confinement actuel me donne encore plus de temps afin de me mettre en quête de la prochaine série à binge-watcher : j’ai donc commencé à regarder Oz. Sortie en 1997 et produite par HBO, elle a été la précurseuse de nombreuses séries à succès tel que Les Soprano, The Wire ou Mad Men. Elle a été la première série de HBO à proposer un format d’épisodes d’une heure environ et la première série dramatique diffusée par la chaine. L’histoire se déroule à Emerald City, une unité pilote d’une prison fictive de New York nommée Oswald State Correctional Facility, Oz en abrégé, d’où le nom de la série. Elle nous plonge de manière réaliste et violente dans l’univers des prisons américaines, entre conflit ethniques, religieux et sociaux. La série se pose en critique du système carcéral, au travers d’un narrateur, Augustus Hill, lui aussi détenu. Pendant les épisodes, Augustus nous apparaît dans sa cage de verre et nous raconte à travers ses monologues son point de vue sur la prison. Pour lui, si vous n’étiez pas un « vrai » criminel en arrivant à Oz, vous le serez à la fin de votre peine (si vous arrivez jusque-là).

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