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Les Bouches-du-Rhône : enjeux majeurs des élections régionales

Au PS comme chez Les Républicains, la désignation de la tête de liste dans les Bouches-du-Rhône ne s’est pas faite dans le consensus.

La liste menée par Christian Estrosi (LR)  a fait le choix d’une alliance avec l’UDI et le Modem. Politiquement, cela permet un rassemblement des forces pour, comme le souhaite le candidat, « faire face au Front national ». Mais ces choix ont été  compliqués puisque de nombreux prétendants se sont bousculés. Christian Estrosi a finalement choisi Renaud Muselier pour mener à bien cette mission au détriment d’autres prétendants moins médiatisés et moins charismatiques. Cette liste est celle de l’union entre la droite et ses différents satellites. De l’UDI en passant par le CNI dans les Alpes-Maritimes, cette liste a tout fait pour ménager les intérêts et les susceptibilités de chacun.

Face à une gauche divisée, la liste du candidat de droite apparaît mieux armé ; notamment dans la perspective d’un duel contre le Front national.

À gauche les choix sont faits, malgré l’insatisfaction de nombreux militants. Dans les Bouches-du-Rhône la tâche n’était pas simple pour trouver une tête de liste. On n’a personne en magasin » affirmait, inquiète, la députée Marie-Arlette Carlotti. Le choix de Christophe Castaner s’était d’abord porté sur le premier secrétaire fédéral, Jean-David Ciot, mais la convocation de ce dernier devant la cours d’appel d’Aix fin novembre a rendu cette candidature impossible.

D’autres noms se sont murmurés en coulisses, mais le candidat aux Régionales a essuyé de nombreux refus. Le nom de François-Michel Lambert a un moment circulé, mais sa défaite cuisante aux municipales partielles de Gardanne en juillet dernier a été un frein. C’est finalement Christophe Madrolle, candidat UDE, qui a obtenu la tête de la liste dans le Bouches-du-Rhône. Parmi les militants, ce choix est contesté. L’un d’eux confie d’ailleurs « Nous faisons alliance avec un parti qui ne compte que deux personnes, Christophe Madrolle et Jean-Luc Benhamias. Je ne vois pas comment faire face à Christian Estrosi ni à Marion Maréchal-Le Pen. »

Le PS, allié à l’UDE et au MRC, apparaît donc bien seul. Avec ou sans Christophe Madrolle.

Cécile ALLEGRE

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