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Conférence de Serge Gouteyron : les avis de la rédac’

À l’occasion de la dernière conférence JCO, la salle des actes du site Schuman a reçu, ce jeudi 15 mars, le sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence Serge Gouteyron. Retour sur cette conférence avec l’équipe de la Newsletter.

Anthéa Battaglia

Bien qu’occupée à animer le live-tweet du Magistère aux côtés de Thémïs, j’ai pu apprécier en grande partie la conférence de Serge Gouteyron. J’ai pu constater que non seulement Serge Gouteyron manie bien les mots, mais il reste également modeste au sujet de sa fonction et de son passé militaire. Un trait de caractère qu’il souligne lors de son discours et présente comme important dans la fonction de sous-préfet. Le peu de fois où il s’est mis en avant, c’était en réponse aux questions qui lui étaient posées. Le reste du temps, il parle plus généralement de sa profession et se garde de trop en dire lorsqu’il faut prendre position. Avec son uniforme et ses médailles, sa prestance impose respect et admiration de notre part. La conviction avec laquelle il parle démontre son dévouement et sa détermination par rapport à ses idéaux, défendus avec passion. Un homme que l’on peut décrire comme « ordinaire » mais dont les actions, réflexions et décisions, en ont fait une personne « peu commune » « .

Thémïs Laporte

Enrichissante par son contenu, originale sur la forme, j’ai apprécié la conférence donnée par Serge Gouteyron. L’alternance des questions de la journaliste Sèverine Pardini, du magistérien et organisateur Yassine Aït El Djoudi, des co-directeurs Dominique Augey et Gil Charbonnier ou encore du public ont permis d’orchestrer avec ryhme l’intervention du sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence. Par l’explication illustrée de son rôle, l’aperçu de son agenda et le récit d’une histoire personnelle, cet ancien militaire a su incarner une fonction et m’a permis de mieux la cerner.

Hélène Andolfatto

Grâce à cette conférence, j’ai pu mieux comprendre le rôle que jouait le sous-préfet au sein de son arrondissement. J’ai vite réalisé que ce métier est plus de l’ordre du sacerdoce, tant il demande de sacrifices et prend parfois le pas sur la vie privée. Serge Gouteyron accepte ainsi toutes les contraintes liées à son métier pour s’assurer le bon fonctionnement de son arrondissement. Le sous-préfet cherche à donner des repères dans une société qui part à la dérive, en rappelant avec justesse que l’uniforme est un des derniers symboles de l’autorité en France. Il explique par la suite son rôle lors de la naturalisation des étrangers en France, en rappelant la condition indispensable pour devenir citoyen, à savoir l’intégration. Celle-ci peut parfois prendre du temps, jusqu’à 5 ans pour certains. Car au-delà de la langue, il s’agit de s’adapter à la société, à la culture française et d’adhérer pleinement aux valeurs de la République. Serge Gouteyron rappelle par ailleurs qu’aujourd’hui, les Français ont enfin accepté l’autorité face aux attentats terroristes qui touche le pays. Il explique ainsi que les citoyens ont compris que la véritable menace à l’égard de la démocratie était le fanatisme religieux. Ils sont donc désormais prêts à se soumettre à l’Etat pour leur propre sécurité.

Azir Said Mohamed Cheik

Une organisation ficelée et un invité de qualité. Jeudi, à la salle des actes de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, Yassine Ait El Doudi, Davia Faham, Yassine Kheder, Julien Philippakis et Rose Meister, les membres de la mission synergie chargée d’établir cette conférence, nous ont offert un événement de haut niveau. Serge Gouteyron, sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence a prodigué avec pédagogie les prérogatives qui incombent à son rôle de représentant de l’Etat. Garant de la sécurité des habitants de son territoire, chef d’orchestre de la cérémonie de naturalisation, acteur prépondérant de l’attribution des logements… Tout y était. Totalement ignorant avant son intervention, j’en sais désormais plus sur cette fonction. Point essentiel, le sous-préfet ne s’est pas lancé dans un monologue interminable d’une heure trente. Sèverine Pardini, journaliste à la Provence et tutrice de la mission, ainsi que Yassine Aït El Djoudi ont su rythmer le colloque en posant régulièrement des questions à la « star » du soir. Serge Gouteyron a assuré être « un homme de doute ». En tout cas, il est certain que le public de la salle des actes et moi-même sommes sortis ravis de cette conférence.

La semaine prochaine, l’équipe JCO TV vous proposera de revivre la conférence en images !

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