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Robin Spiquel, un rugbyman au magistère

Robin Spiquel, étudiant en première année du Magistère JCO, a effectué sa rentrée sportive lundi 25 septembre.

Après une interruption de deux ans, Robin a repris le rugby à la rentrée en intégrant l’équipe universitaire de la faculté de droit et de Sciences Politiques d’Aix-En-Provence. S’il a rencontré des difficultés à recommencer ce sport, il est toutefois ravi d’avoir retrouvé l’ambiance et l’exigence caractéristiques de cette discipline.

Robin découvre ce qui deviendra rapidement une passion à l’âge de dix ans. Le rugby lui permet d’abord de développer ses qualités techniques et physiques et ainsi de s’accomplir sportivement. « J’ai souvent eu l’occasion d’être choisi comme capitaine d’équipe par mes coachs. Cela m’a fait prendre confiance en moi » indique-t-il. Ce statut lui confère une véritable responsabilité car il doit dès lors mener un groupe et être à l’écoute de chacun. « Le rugby m’a surtout apporté des souvenirs de victoires, de défaites et d’entraînements laborieux. » A travers ces moments partagés, l’équipe devient pour lui une véritable famille, qui lui inculque le respect, l’humilité et la persévérance.

Concernant le haut niveau, Robin reconnaît qu’il est touché par la corruption. Si ses dérives sont aujourd’hui moins médiatisées que pour d’autres sports tel que le football, ce milieu est notamment touché par le dopage. Toutefois, il garde d’après lui un aspect plus traditionnel et local qu’a perdu le football en s’internationalisant. « Le rugby est moins marqué par les frasques de ses joueurs, ce qui contribue à préserver son image » ajoute-t-il. Comme il le rappelle, « le football est un sport de gentlemen joué par des voyous et le rugby un sport de voyous joué par des gentlemen ».

Balayant les préjugés, Robin explique que le rugby est accessible à tous. « On peut très bien jouer sans avoir la carrure de Sébastien Chabal », explique-t-il. Il souligne ainsi le développement du rugby féminin ces dernières années. De plus, même si les règles paraissent complexes au départ, il précise que la pratique comble rapidement ces difficultés.

Ainsi, malgré l’image écornée du rugby à haut niveau, Robin souligne que ce sport reste un véritable vecteur d’intégration et de dépassement de soi, qui continue à fédérer. Il ne peut qu’encourager à tenter l’expérience !

Hélène ANDOLFATTO

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