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Mois sans Tabac : les détails de l’action proposée par le gouvernement

Riche en couleurs, le kit anti-tabac distribué en pharmacie se veut joyeux et motivant

Riche en couleurs, le kit anti-tabac distribué en pharmacie se veut joyeux et motivant

En France, 16 millions de personne fument tous les jours. La cigarette cause 73 000 morts par an*. Cette année, le Ministère de la Santé a réagi en présentant « Le Mois sans Tabac ».

Mardi 1er novembre a démarré le « Mois sans Tabac ». Cette opération a été lancée par le Ministère de la Santé pour inciter les fumeurs à stopper leur consommation de cigarettes pendant 30 jours. Selon le Ministère, arrêter de fumer durant un mois multiplie par cinq les chances d’arrêter de fumer définitivement.

Cette action est une première sur notre territoire mais elle s’inspire du « Stoptober », lancé en Grande-Bretagne en 2012. Cette opération préconisait l’arrêt de la cigarette durant le mois d’octobre, et elle s’est révélée assez concluante.

La France l’a donc adoptée et, depuis le 10 octobre, une campagne de communication a été lancée à la télévision, sur Internet et dans les rues. Des événements sont programmés tout au long du mois et des kits d’aide gratuits sont disponibles dans les pharmacies depuis début octobre.

En menant une étude auprès de 80 jeunes sur les réseaux sociaux, les 18-25 ans ont soulevé un point important sur le contenu de ces kits gratuits. A la question « Que pensez-vous trouver dans ces kits ? », les patchs et les nicorettes ont été cités près de 40 fois, les guides et conseils 25 fois, les bonbons et chewing-gum à la nicotine 15 fois… Or, les kits ne sont composés que de guides et de conseils !

Le décalage entre les attentes et la réalité est perceptible. Le kit est pourtant composé de nombreux éléments : agenda avec conseils et encouragements prodigués chaque jour, disque permettant de calculer ses économies, carte anti-stress informant sur certains exercices respiratoires, fascicule diététique, pin’s « Mois sans Tabac » ainsi qu’un guide où le fumeur peut déterminer sa dépendance au tabac, les raisons de sa consommation ou ses motivations pour arrêter.

A Aix-en-Provence, les pharmaciens sont mitigés. « Il n’y a pas beaucoup de contenus mais on peut trouver les bons numéros », affirme-t-on à la pharmacie de l’Hôtel de Ville, qui n’a distribué qu’une quinzaine de kits. Ce n’est guère mieux pour les pharmacies des Cardeurs et des Cordeliers : une dizaine chacune.

Pas sûr, donc, que le « Mois sans Tabac » ait le même effet que le « Stoptober ». Si la campagne de communication semble avoir touché la cible (seulement 5 personnes n’en avait pas entendu parler sur les 80 interrogées), qui sait si le dispositif aura l’effet escompté ? Rendez-vous les mois prochains pour découvrir les résultats de la campagne.

*Source : Étude de Catherine Hill. Épidémiologie du tabagisme, publié dans La Revue du Praticien, 20 mars 2012

 

Léa Cesses

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