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Les Sept péchés capitaux : une représentation détonante

Affiche du spectacle "Les sept pêchés capitaux" @Conservatoire Darius Milhaud/MyProvence

Élèves et étudiants du conservatoire d’Aix-en-Provence ont présenté leur spectacle de danse « les sept péchés capitaux » dans la soirée du jeudi 4 avril. Une prestation haute en couleur marquante par ses chorégraphies rythmées et originales.

20h03. Les teintes orange-rouge du soleil couchant se reflètent sur le conservatoire Darius Milhaud. Progressivement, les couples, familles et autres curieux se fraient un chemin dans le bâtiment à l’architecture qui ne laisse pas indifférent. Selon leur place, ils sont aiguillés vers l’entrée adaptée. Après une courte vérification, ils pénètrent dans le grand amphithéâtre, se répartissent entre le niveau principal et le « balcon », plus en hauteur. Chacun prend sa place et attend patiemment. Malgré les discussions entre voisins, une ambiance des plus feutrées règne jusqu’au début du spectacle.

Tout à coup, la luminosité décline, le silence se fait total. Une voix masculine rappelle le thème de la représentation tout en précisant que les reproductions vidéo sont interdites. Il annonce que les chorégraphies ont été créées de toutes pièces pour l’occasion, à savoir la mise en scène des sept péchés capitaux (Paresse, orgueil, gourmandise, luxure, avarice, colère, jalousie). Le noir devient alors complet et les premières notes résonnent puissamment dans l’auditorium.

Les danseurs, en majorité des danseuses, ouvrent le bal. Avec des mouvements s’appuyant sur des chaises et d’autres à même le sol, ils font la démonstration d’une première chorégraphie dynamique. Se succèdent alors musiques et danses dans des styles radicalement différents. Tantôt classique, tantôt jazz, tantôt contemporain. Les élèves et étudiants se relaient à un rythme effréné seulement entrecoupé par les applaudissements d’un public venu en nombre. Au gré des changements de morceaux, les couleurs varient. Telle une ronde harmonieuse : blanc éclatant, rouge profond, beige marronné, noir sobre se relaient. Les costumes ne sont pas en reste. Les emblématiques tutus laissent place aux longues robes, shorts et autres combinaisons de chat. Au final, douze musiques pour autant de chorégraphies et découvertes : la très reconnaissable mélodie de Star-wars réinterprétée,  un rythme électrique presque disco et bien d’autres. Une salle, douze ambiances…et sept péchés.

La dernière valse se termine. Les danseurs reviennent alors pour un grand salut commun. Dans un vacarme d’applaudissements, ils s’inclinent tour à tour. Chacun profite du moment et de sa beauté. Les projecteurs finissent par s’éteindre ; les lumières de la salle par se rallumer. Le temps reprend ses droits.

Maxence Gevin

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