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La friche de la Belle de Mai : une approche de l’Art accessible à tous ?

Depuis 1992 la friche de la Belle de Mai occupe les locaux de l’ancienne manufacture de tabac à Marseille. Ce lieu aussi atypique que singulier rassemble expositions, lieux de sports et d’expression, salles de cinéma, associations, cafés, bars et même un skate shop.

A l’entrée, quelque chose frappe directement : la mixité sociale qui réside dans ce lieu. Des jeunes à vélo, des cris émanant du terrain de foot et du skate park, des familles avec des enfants en bas âge, des Marseillais venus voir partager une bière en terrasse ou voir une exposition… Comme celle de Raphaël Navarro, La Traversée des Apparences, installée jusqu’au 24 février, au dernier étage de la renommée Tour Panorama.

Pour accéder en haut de la tour, il faut emprunter un large escalier en béton couvert de graffitis. Ambiance particulière qui mélange expression urbaine, phrases politiques et diverses œuvres faites par des artistes. Au sommet de cet escalier coloré on atteint la terrasse, lieu emblématique de la Friche qui offre un panorama à 180° sur la cité phocéenne.

Raphaël Navarro a choisi pour cette exposition de réunir les onze artistes les plus marquants ou prometteurs de la magie nouvelle. Ce mouvement artistique, né en 2002, produit des formes de spectacles vivants alliés à une production plastique. Cette nouvelle approche de l’art devient accessible à tous grâce à son côté ludique. Des jeux d’ombres, de miroirs, de mouvements alliant technologie et créativité.

Navarro propose un voyage ludique, poétique et festif autour de la magie nouvelle. Il invite à voir l’invisible, sentir ce qui n’a pas d’odeur et toucher l’inaccessible. Dans l’exposition se retrouve des installations faites par des artistes comme notamment Gérard Bakner, Philippe Beau, Louis Debailleul ou encore Violaine Fimbel et la Cie Yokaï.

Dans cette galerie, se retrouvent tous types de profils de visisteurs. Et chacun semble y trouver son compte. « Cette exposition autour de la magie permet d’aborder des questions artistiques de façon amusante, voire surprenante», décrit Lucie, étudiante à la Sorbonne en Master 2. « Je pense à un monochrome noir, très simple, devant lequel on pourrait passer rapidement, sans y accorder grande importance. Il cache réellement, en relief, un revolver (l’objet en taille réelle), pointé sur le spectateur. On ne le voit que lorsque l’on passe sur le côté et on sursaute presque à sa découverte ! C’est une exposition pour tout public car elle a différents niveaux de lecture, je la recommande !»

Les artistes ont choisi de faire appel à tous les sens. Des plantes sensitives, des jeux de mots, des œuvres interactives… Tout est organisé afin que chacun puisse trouver une installation qui le marque, qui le fait réfléchir. Toutes les expositions sont accessibles gratuitement pour les moins de 26 ans  sur présentation d’une carte étudiante tous les jours de la semaine.

Jean-Baptiste Robert

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