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« Je vois que je n’ai plus affaire à des étudiants mais à des professionnels »

Pour cette 100e édition Damien Frossard, maitre de conférence associé du Magistère et tuteur de la synergie newsletter, revient sur les débuts de la mission : sa création, ses objectifs, mais aussi les meilleurs ainsi que les pires moments… Sans oublier les défis pour les prochaines rédactions !

À quand remonte la création de la mission synergie newsletter ? Quel était le contexte ?  

C’est une mission née en janvier 2015 sous l’impulsion de Jean-Yves Naudet, l’ancien directeur du Magistère, et moi, à l’occasion de la refonte du site du Magistère. Avant, nous avions juste un tout petit encart  dans le site de l’université. Pour changer le moindre détail, il fallait attendre des jours.  Il devenait donc impératif de créer notre propre site internet afin d’être plus autonomes. Nous avons commencé sur la plateforme Wix puis nous avons profité des compétences WordPress d’une étudiante à l’époque, Caroline Coll. Elle a fait un travail remarquable en très peu de temps.

Quel était l’objectif de cette mission au départ ?

Il s’agissait d’alimenter le  nouveau site du Magistère. Avec Jean-Yves, nous trouvions dommage que les articles des étudiants écrits en cours ne soient pas exploités, d’autant qu’ils traitent de l’actualité. Nous avons donc commencé à collecter des articles rédigés dans les cours pour les inclure dans l’onglet  « Fil Info ». Après, nous avons décidé d’écrire des articles spécialement pour le site tout en jouant le jeu d’une vraie rédaction dans une nouvelle synergie. Différentes rubriques ont vu le jour en plus de la collecte d’articles de cours dans « l’Atelier ». Nous avons donc basculé d’une mission axée sur la communication du Magistère au début à une mission exclusivement journalistique avec des articles qui se veulent être le plus professionnel possible.

D’ailleurs, c’est quoi un bon article de newsletter ?

Un bon article c’est d’abord un article sans fautes d’orthographe ! Il faut aussi privilégier le reportage car c’est ainsi que l’on se forme en tant que journaliste et qu’on apporte de la valeur ajoutée. Mais si faire un reportage est impossible, j’attends une véritable analyse.

Et une bonne newsletter en général?

C’est une newsletter qui arrive à temps ! C’est-à-dire toujours le même jour et à la même heure, à trente minutes près.

Quel est votre rôle dans la newsletter ?

Je suis comme un rédacteur en chef mais tout dépend des étudiants de la mission ! Avec la toute première rédaction par exemple, j’étais un rédacteur en chef tout le temps derrière eux. Mais si je vois que la mission fonctionne, je laisse plus de liberté et je supervise le travail de loin. C’était le cas avec la rédaction de ce semestre. Quand tout se passe bien, je peux me permettre d’être moins présent.

Quel est votre meilleur moment de newsletter ?

Il y en a plein ! C’est difficile de n’en choisir qu’un seul. Pour commencer, il y a eu la fois où j’ai invité un étudiant de la mission au restaurant : je lui ai expliqué tout ce que j’attendais de la newsletter et je lui ai dit « tu te débrouilles avec ça ». J’avais placé la barre très haut mais il a réussi à faire tout ce que j’avais demandé. Une expérience intéressante qui sera sans doute renouvelée…

Ensuite, il y a eu la première séance du semestre avec la nouvelle rédaction : tout était organisé et déjà prêt… J’ai compris que ce serait une très bonne équipe. Mais d’une façon générale, le meilleur moment pour moi c’est quand je vois que je n’ai plus affaire à des étudiants mais à des professionnels.

Le pire moment de cette mission synergie?

Très sincèrement, je dirais le « passionnément » avec un seul « n ». C’était au tout début de l’envoi de la newsletter du semestre. Pour la première fois, nous avions utilisé le slogan « méchamment communicants, passionnément journalistes». J’avais insisté sur l’orthographe et je pensais que tout était réglé. Mais lorsque j’ai ouvert le mail et que j’ai vu la faute à « passionnément », je suis entré dans une colère noire. J’ai continué à être énervé contre les étudiants durant tout le trajet en voiture pour rentrer chez moi ainsi qu’une bonne partie de la soirée.

Il y a eu également quelques sueurs froides au commencement de la mission: toujours une crainte que la newsletter ne parte pas etc. Et l’année dernière, le site du Magistère a planté durant deux jours. Mais ce n’était qu’un problème d’abonnement que nous avons pu régler assez vite. En tout cas, c’est le genre de choses qui sont un peu angoissantes mais qui font partie du métier. C’est formateur de passer par ces étapes.

Quels sont vos défis pour les prochaines rédactions ?

Il serait déjà nécessaire d’augmenter le nombre de destinataires et de lecteurs. Je pense aussi qu’il faudrait essayer de faire plus de reportages mais en lien direct avec l’actualité. De plus, j’aimerais qu’on arrive à publier des newsletters quasiment toute l’année: une synergie ne dure que 9 semaines. Nous avons donc des périodes de creux qu’il serait bon de combler.

Propos recueillis par Megan Arnaud

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