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Ils vivent d’amour et d’eau chlorée

Enzo Khasz en plein match et Alexia Lothmann en nageuse synchronisée.

Enzo Khasz et Alexia Lothmann sont deux étoiles de la natation. Si Alexia a arrêté sa carrière de nageuse synchronisée, elle est passée par l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), et deux Championnats du Monde. Elle continue de soutenir Enzo au quotidien. C’est l’une des stars du Pays d’Aix Natation (PAN) en water-polo, qui participait en 2016 aux Jeux Olympiques de Rio. Retour sur le parcours sportif et le quotidien de ce couple atypique qui nage dans le bonheur depuis 4 ans.

Deux silhouettes s’avancent vers moi dans la rue accompagnées d’un petit chien très à la mode. Un chow-chow, bien-sûr! « C’est Nelson », commence Enzo, 25 ans. « C’est comme notre bébé ! Alexia s’inquiète au moindre petit truc pour lui ! Il est devenu très important dans notre quotidien ». Même si Nelson est adorable, ce n’est pas sur lui que l’attention se focalise en premier : Enzo et Alexia sont tous les deux très beaux et leurs carrures sont impressionnantes ! Ils sont grands, très grands même. Et leurs carrières sont à la hauteur de leurs statures. Ces deux Sétois désormais installés à Aix ont vécu plus d’expériences en 20 ans que la plupart des gens.

« On s’est rencontrés officiellement il y a bientôt 4 ans, mais officieusement on se connaît depuis que je suis arrivée à Sète donc environ 12 ans. Enzo jouait au water-polo avec mon frère », commence Alexia. Son frère, ce n’est pas n’importe qui : Joyce Lothmann est aussi un joueur cadre de l’équipe du PAN. « J’ai commencé la natation synchronisée à l’âge de 10 ans, ce qui est un peu vieux pour la pratique. J’aimais ce sport car c’est très féminin et que je n’aime pas transpirer », plaisante Alexia. « C’est très complet : il faut être souple, tonique avoir de l’apnée, et être gainée tout le temps. En plus, c’est artistique. Un peu comme la danse, ce sport permet de raconter quelque chose d’unique avec son corps ». Il faut dire qu’elle a l’élégance et la silhouette gracile d’une ballerine.

« J’ai été dégoutée par les dernières personnes que j’ai pu côtoyer, les entraîneurs surtout »

Mais derrière sa douceur, son regard expressif traduit de sa détermination et de sa fermeté. Cette rigueur, elle l’a durement acquise. Elle n’a jamais eu l’impression de faire des sacrifices pourtant; d’ailleurs elle ne regrette rien.  On décèle toutefois quelques blessures dont elle ne parle pas trop. L’entrée dans le grand bain de l’Insep à ses 17ans, par exemple, en fait partie. Depuis, elle a tiré un trait sur le monde de la synchro : «J’ai été dégoutée par les dernières personnes que j’ai pu côtoyer dans ce milieu, les entraîneurs surtout ». Elle garde malgré tout de très bons souvenirs de cette expérience au plus haut niveau dont elle retient « le dépassement continuel de soi ». A 22 ans, elle applique cette philosophie au quotidien dans son travail d’agent immobilier : « Je suis devenue très têtue à cause ou grâce au sport », s’amuse-t-elle. « Je persiste et tout doit être parfait ». Tout l’est chez elle en tout cas: ses ongles faits, ses cheveux soyeux et impeccables, son teint de pêche et son look d’Aixoise très tendance.

Ce physique n’a d’ailleurs pas échappé à Enzo quand ils se sont rencontrés. « Ce qui m’a plus chez Alexia c’est d’abord sa beauté », témoigne-t-il. Mais le jeune homme n’est pas à plaindre non plus : brun, barbu, teint mat, et musculature peu commune pour le commun des mortels, il entre lui aussi parfaitement dans les canons de beauté d’aujourd’hui. Tout cela passe par une hygiène de vie irréprochable. Le jeune homme s’entraîne 16 heures par semaine dans l’eau. A cela s’ajoutent 5 heures de musculation, un rendez-vous par semaine chez le kiné et des formations en nutrition. « C’est impossible d’avoir une hygiène de vie impeccable à 100 %. On peut tout de même s’en approcher. Je fais attention à ce que je mange, au nombre d’heures de sommeil». Mais Enzo ne se prive pas pour autant et s’accorde aussi quelques excès malgré un quotidien dicté par la pratique sportive. « Je fais d’énormes sacrifices, mais c’est une passion et je ne regrette rien. Chaque matin je me réveille en me disant que j’ai beaucoup de chance et que le jeu en vaut la chandelle ».

Les Jeux Olympiques, « un rêve absolu pour tous les sportifs »

Enzo a pu atteindre son objectif et participer aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 avec l’équipe de France. « J’ai réalisé un de mes plus grand souhaits. Tout est incroyable là-bas, c’est le rêve absolu pour tous les sportifs de haut niveau. C’est dur de mettre des mots sur une expérience aussi folle », confie-t-il, encore tout excité, sous le regard admiratif d’Alexia. « J’avais fait le trajet jusqu’au Brésil pour venir l’encourager » ! Au quotidien, elle est un véritable soutien pour son amoureux. Son passé de sportive l’aide aussi beaucoup à le comprendre : « lorsqu’il est fatigué, qu’il en a marre, qu’il est blessé, qu’il a de la pression ou même les bons côtés, je comprends tout ! J’ai vécu toutes ces situations et je me comporte avec lui dans ces moments-là comme j’aurais aimé qu’on se comporte avec moi. Je sais quand je dois le consoler, l’encourager ou tout simplement m’effacer pour le laisser seul ». Elle essaye d’assister à tous les matchs de son compagnon et sa présence est importante pour lui: « même si je suis très concentré, j’aime qu’elle soit là et je sens son soutien ». Pour cette année, les objectifs d’Enzo sont clairs ; il s’agit de remporter le Championnat de France avec le PAN. Dans les années à venir, il espère qualifier de nouveau la France aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Nelson aura 3 ans.

Megan Arnaud

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