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Max Hadjadj, un forain passionné

Forain depuis vingt-et-un ans, Max connaît le marché d’Aix-en-Provence mieux que personne. En tant que président de la branche nationale des forains des marchés du syndicat Cid’Europe, une confédération interprofessionnelle de défense, Max s’implique au jour le jour dans son métier. Ce quarantenaire chaleureux est fier de faire partie du paysage historique d’Aix-en-Provence. Les marchés sont en effet très réputés dans le centre-ville, et les touristes ne se privent pas d’y faire un tour. 

Le Cours Mirabeau, lieu rêvé pour le textile

Il a suivi dès le début le déplacement des stands du Palais de Justice au Cours Mirabeau organisé par la mairie et commandé par le ministère de la Justice, pour des raisons de sécurité. Il considère ce changement comme bénéfique, malgré les différends avec la mairie, notamment pour le domaine du prêt-à-porter. Domaine dans lequel il exerce sa profession le mardi, jeudi et samedi, jours de marchés. Depuis son arrivée sur le Cours Mirabeau, son chiffre d’affaire ne cesse d’augmenter, une aubaine pour ce forain passionné qui n’a ni boutique ni autre activité. Max vante l’importance de la Charte de qualité qui a été mise en place depuis le changement définitif d’emplacements fait en 2012, mais aussi le regain d’affluence. 

La qualité avant tout 

L’attribution des places fait partie d’un processus bien rodé. Les forains présents ne sont pas tous des habitués, certains ne sont que de passage. « Il y a les abonnés, les passagers plus et les passagers. Les passagers plus sont ceux qui sont là en attente de places vacantes pour s’abonner, et les passagers sont ceux qui sont là régulièrement ou irrégulièrement selon les jours », explique-t-il. Mais chacun d’entre eux vend des « produits de qualité » qui ravissent la clientèle fidèle que Max côtoie. Cette organisation c’est son quotidien, il veille à ce que tout se passe pour le mieux.  La qualité des articles est une condition à laquelle les forains ne peuvent déroger. Que cela concerne les produits du terroir ou le textile, « les petits prix ne sont pas une raison pour vendre n’importe quoi », assure Max. Il a d’ailleurs vu évoluer et s’embellir ce marché qu’il aime tant. La « propreté et la beauté » du Cours sont les deux atouts de ce marché, selon notre expert. Le mécontentement des forains déplacés en 2012 s’est donc effacé, depuis, pour laisser place au bonheur d’installer son stand sur l’artère principale de la ville où la fréquentation est plus abondante. Seuls les déplacements en période de fêtes, ou lors du festival d’Aix, interrompent la tranquillité des commerçants.

                                                                                                                                                                             Laura Albenois

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