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Le CEA Cadarache : Entre recherche, innovation, science et évolution

À l’occasion de la journée « Scientifique, toi aussi », le CEA Cadarache a ouvert ses portes, ce jeudi 12 février, à une centaine de lycéens de la région afin de leurs faire découvrir le métier de scientifique via de nombreuses activités et à les éclairer sur le rôle de ce Commissariat à l’énergie atomique et alternative. Avant cela, certains étudiants des classes scientifiques du lycée de Gap et de Salon de Provence ont voulu rendre un hommage tout particulier aux femmes dans un exposé ayant pour thème principal « Les femmes et la science ».

 Pour finir les étudiants ont pu écouter le parcours d’onze intervenants du centre pour pouvoir ensuite lors d’une après midi « Speed Métiers » s’entretenir avec eux pour que ces scientifiques à en devenir soit le mieux guidés et conseillés.

Lieu où nucléaire de fission devrait un jour devenir nucléaire de fusion dans le seul espoir, de réduire au maximum les déchets que peuvent produire ce genre de réacteurs. La différence entre énergie de fission et fusion c’est surtout le poids de noyaux d’uranium et d’hydrogène qui vont être utilisés, « Le nucléaire d’aujourd’hui s’appelle le nucléaire de fission et le nucléaire de demain et après demain c’est à dire ITER c’est du nucléaire de fusion. Pour le nucléaire de fission on prend des noyaux lourd d’uranium on les casse, et ils vont se frotter les uns contre les autres pour produire de la chaleur. Ensuite pour le nucléaire de fusion, on prend les noyaux les plus légers qui sont les noyaux d’hydrogène » a déclaré avec une passion débordante le chargé de communication du centre. L’exemple phare du site en matière d’énergie de fusion, est l’incontournable réacteur, Tore Supra. Ce tokomak tourne en quasi permanence depuis sa mise en service en 1988. En plus d’être le plus grand du monde a aimant supraconducteur, il détient aussi « le record du monde de durée de fusion qui est d’environ 6min30 ». Surnommé « le petit ITER » le rôle de ce réacteur d’un nouveau genre est de fabriquer de la chaleur grâce à un plasma  « piloté par des champs magnétiques à l’intérieur d’une chambre à vide de façon à ce que jamais il ne vienne s’appuyer sur un champs froid pour s’éteindre. En fait c’est la cocotte minute dans laquelle on va récupérer de la chaleur à très forte température, pour faire tourner les turbines et pour produire de l’électricité » annonce le chargé en communication du CEA.

 Pour passer à la vitesse supérieure niveau technologique et évolution, la seule solution c’est « de construire une machine plus grande c’est à dire ITER ». Mise à part l’ordre de grandeur et la forme, ITER aura le même rôle que Tore Supra et aura la particularité, si ça marche, de produire de l’énergie de fusion. ITER c’est le plus gros chantier mondial, des conclusions sur son rôle seront faites dans une trentaine d’année tandis que de l’énergie de fusion sera disponible qu’au alentour de 2100. Ce projet à 10 milliards d’euros, engendrera si le résultat est positif la construction d’un nouveau réacteur DEMO qui aura pour rôle de « définir les critères toutes les qualités qu’aura un réacteur qui produira de l’électricité ».

 Doan POIRIER

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