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Aix-en-Provence : les soldes priment sur l’état d’urgence

Steve Fouilloux, responsable d'un magasin de prêt à porter

Sur le cours Mirabeau, le marché bat son plein. Passants et commerçants échangent et dialoguent. Partout, sur les vitrines des boutiques et les pancartes, un seul mot d’ordre : les soldes. Elles sont bien là depuis le 6 janvier, mais sont marquées par un contexte particulier : l’état d’urgence national. A Marseille, les centres commerciaux sont toujours sous haute surveillance après les attentats du 13 novembre. Ainsi de nombreux espaces commerciaux ont maintenu les mesures mises en place, destinées à rassurer la population.

A Aix, après la baisse de fréquentation remarquée lors des fêtes de fin d’années, les clients sont de retour dans les commerces pour les soldes. Vincent Mauvage, président de l’association des Allées Provençales, est formel : « avec ou sans état d’urgence, notre priorité, c’est la sécurité ». Ainsi, on note la présence de deux vigiles patrouillant quotidiennement dans la zone piétonne. Leur présence près des magasins permet d’assurer la sécurité des passants et des commerçants.

La lutte contre le vol prime sur l’état d’urgence

En outre, chaque boutique met en place un plan d’action afin de lutter contre les risques de vols. Les enseignes nationales ont les capacités financières de faire appel au service d’entreprises. Mais les plus petits n’ont pas forcément les mêmes moyens, alors chacun s’organise… « Les attentats ? Ça nous atteint, oui… mais ici, nous ne craignons rien ! », plaisante Steve Fouilloux, responsable d’un magasin de prêt à porter. Il nous explique que les vendeurs se concentrent bien plus sur les éventuelles menaces de fraudes et autres problèmes sécuritaires que sur les « risques hypothétiques engendrés par l’état d’urgence (…) Il y a de nombreux vols, alors pour pallier le problème, on a nos petites combines ».

En effet, si un des vendeurs considère qu’un individu a un comportement étrange, il va de ce pas procéder à un mécanisme intriguant : « dès lors que la personne nous paraît louche, on se fait passer le mot à travers un nom de code qui change très souvent. Par exemple : « il faut appeler Matthieu ». De là, tous les vendeurs pourront être plus attentifs sur l’individu en question. » Une idée brillante qui, associée à la présence de vigiles, a récemment permis l’interpellation d’un individu venant de commettre un vol dans ce même magasin.

Manon Badard et Naomi Da-Kengba-Timo

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