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Ismaël Meziane, la plume qui fait le poids

Ismaël Meziane est un jeune auteur de bande dessinée aixois. Il sortira le 27 avril le deuxième tome de « Nas, Poids Plume » où il met en scène Nassim, un petit garçon qui se met à la boxe pour pouvoir se défendre face aux grands de l’école.

C’est dans son appartement que reçoit Ismaël Meziane. Le jeune auteur de bande dessinée de 29 ans s’excuse pour le désordre. Il n’en perd néanmoins pas le sourire. Ce grand gaillard, à l’apparence débonnaire, cache son visage derrière une courte barbe et une paire de lunettes.
Son espace de travail s’apparente en effet au studio de l’étudiant lambda. On trouve même la salière à côté de sa planche à dessiner. Mais dès qu’il se penche sur sa table de travail, l’homme est concentré. Le tracé est fluide, souple. On comprend que de prestigieuses récompenses trônent sur ses étagères.

« J’ai été gâté », confie-t-il modestement. Le premier tome de « Nas, Poids Plume » a en effet remporté quatre prix dont deux très reconnus : le prix des écoles du festival d’Angoulême et le prix Jeunesse du Festival de l’Alpe d’Huez.
Ses sources d’inspiration ? Ses proches et principalement sa famille. « Nas, c’est mon petit cousin. Je l’ai vu passer par les mêmes étapes que moi quand j’étais gosse et j’ai trouvé ça intéressant à raconter ». Et il en est de même pour les autres personnages : « Belkacem, c’est mon grand-père, pour Louisa, c’est ma petite sœur, … et je pourrais continuer comme ça longtemps puisqu’à chaque page il y a un clin d’œil à quelqu’un que je connais », révèle-t-il en sirotant son café.

Ismaël Meziane reconnaît aussi son attachement à Aix-en-Provence. « Je ne suis pas si chauvin que ça mais je crois que les Aixois s’y reconnaîtront un peu, pas forcément à travers des endroits mais plutôt à travers des ambiances ». Car il doit beaucoup à cette ville et surtout à son milieu bouillonnant d’auteurs de bande dessinée. C’est notamment Julien Neel qui l’a poussé à écrire en plus de dessiner.

Des personnages et une ambiance très personnels donc pour un thème qui ne l’est pas moins : la boxe. « Nassim, c’est un petit garçon qui se fait embêter par un grand à l’école et, parce qu’il ne veut plus avoir peur, va se mettre à la boxe ». C’est donc pour cela qu’entre ses deux principaux trophées on trouve un casque de boxe floqué « Nas » ! Mais on repère également assez vite une quantité invraisemblable de mangas et comics, renforçant cette impression de chambre d’adolescent mal rangée. Sans parler de la photo encadrée de Bruce Lee. Une étagère qui contraste fortement avec sa table de travail où reposent deux ouvrages d’Edgar Morin et des photos de ses proches.
Si le dessinateur donne du bonheur aux enfants à travers ses planches, ceux-ci le lui rendent bien. « Je reçois souvent des dessins d’enfants et ça me touche vraiment », avoue-t-il, en montrant un personnage griffonné sur une feuille à carreaux parmi les multiples dédicaces et gribouillages qui ornent sa porte d’entrée.
Une collection qui n’est pas prête de s’arrêter puisqu’un deuxième tome sortira le 27 avril. « Il s’appellera « Demain c’est loin ». Et il posera beaucoup de question sur demain ».

Valentin Nicolas

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